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Action Val’hor au salon du végétal

mercredi 3 mars 2010

Val’hor, on n’a pas les mêmes valeurs !

Le 16 Février, une quarantaine d’horticulteurs-pépiniéristes de la Confédération paysanne, venus de plusieurs régions de France, rejoints par une délégation d’élagueurs et soutenue par des paysans de la Confédération paysanne 49 ont fait irruption sur le Salon professionnel du végétal à Angers pour y dénoncer l’interprofession Val’hor (Association pour la valorisation des métiers du paysage et de l’horticulture).

En effet, celle-ci s’est créée en 1995 sous la volonté d’une partie des acteurs de la filière. Par décret, elle est reconnue comme seule représentative en 1998 et quelques années plus tard et par décret toujours, elle est habilitée à prélever une Cotisation Volontaire Obligatoire sur l’ensemble des assujettis qu’elle détermine elle-même. 55000 pour l’instant, mais Val’hor compte bien étendre ces prérogatives. Comme la plupart des interprofessions, le « collège producteur » de Val’hor (qui en compte 3 : production, service et commerce) est verrouillé par les sections spécialisées de la FNSEA, en l’occurrence FNPHP et FELCOOP. Les autres syndicats représentatifs ne sont pas admis, ils n’ont d’ailleurs même pas été consultés. Dans ces conditions, comment oser prétendre qu’elle représente l’ensemble de la filière ?

Par ailleurs Val’hor impose une taxe quasiment identique à tous les assujettis, depuis le petit producteur jusqu’à la grande distribution, dans l’injustice la plus totale. Elle prétend que 80 % des horticulteurs ont payé : nous pensons que 90% de ceux qui ont payé l’ont fait contre leur gré. Val’hor fait subir aux horticulteurs des pressions et des menaces intolérables, et compte étendre cette année les procédures judiciaires aux récalcitrants qui refusent de payer.

Et cette manne pour quoi faire ? Des campagnes de promotion qui consistent en réalité à soutenir uniquement l’horticulture industrielle pour alimenter les lieux de distributions. On parle de marketing mais certainement plus de plantes qui deviennentt un produit banal dont le coût de production doit être le plus bas possible, quitte d’ailleurs à le trouver sur le marché international. Cette politique de Val’hor accentuera encore la disparition de nombreux horticulteurs et pépiniéristes, dont le nombre n’a cessé de diminuer depuis plus de 20 ans. Les horticulteurs de la Confédération paysanne, et d’autres avec eux, refusent de payer pour une politique partisane et préfère défendre une production locale et diversifiée.

Après avoir manifesté bruyamment mais gaiement dans les allées du Salon et rencontrée le soutien de collègues visiteurs, la manifestation occupait le stand de Val’hor. Les dirigeants de l’interprofession, informés de l’action de la Confédération paysanne, s’étaient déplacés pour lui répondre : les manifestants ont été reçus par le président, le directeur et la directrice adjointe de Val’hor. Ils nous rappelaient que l’interprofession s’est construite dans la légalité, mais admettaient aussi que sa légitimité était discutable. Les horticulteurs-pépiniéristes ont souligné qu’ils ne souhaitent pas payer une « cotisation volontaire obligatoire » qui soutienne uniquement l’horticulture industrielle en faisant essentiellement la promotion des grandes jardineries. Ils ont argué que l’interprofession devrait s’attacher davantage à maintenir les établissements horticoles et qu’en attendant, ils refusaient de payer cette cotisation inutile, injuste et perverse pour eux. Val’hor n’a pas accepté de suspendre les poursuites contre les producteurs ou autres assujettis qui refusent de payer la cotisation obligatoire, et dont certains ont été condamnés à régler 10 fois la cotisation au sortir du jugement.

Les horticulteurs de la Confédération paysanne ont obtenu cependant que Val’hor se plie à leur demande de rencontre tripartite au ministère avec des représentants de l’Etat, de la structure existante Val’hor et des syndicats représentatifs du monde horticole, en particulier pour le collège production. Sans attendre grand’ chose de cette rencontre, la commission horticulture de la Confédération paysanne fera la preuve que la majorité des producteurs n’est pas concernée par une interprofession unipolaire et que Val’hor ne saurait défendre ses intérêts.

Cette première action publique, menée avec succès par la jeune commission horticole, fait suite à diverses interventions auprès de Val’hor depuis 2006, à une rencontre avec le ministère début 2009, en partenariat parfois avec une Intersyndicale rassemblant les opposants à Val’hor.

La commission horticulture appelle celles et ceux qui sont proches d’une horticulture paysanne à les rejoindre. La lutte continue.

Bruno Tisserand, co-responsable de la commission horticulture

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