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DES FERMES, PAS DES USINES

lundi 16 septembre 2013

Mr Ramery, entrepreneur du bâtiment et des travaux publics (4000 salariés), dont le siège social se situe à Erquinghem-Lys dans le département du nord, porte un projet près d’Abbeville dans la Somme, d’une usine de 1000 vaches laitières et 2000 ha, afin d’alimenter un méthaniseur. Voilà bien un projet qu’il faut stopper tout de suite pour une multitude de raisons.

Le projet en quelques chiffres : 160 m3 d’eau par jour, 100 T de nourriture par jour, 73 T d’effluents par jour, 40000 T de digestats par an à épandre sur une courte période.

Les risques et enjeux : Depuis l’épisode ESB (vache folle), l’organisation mondiale de la santé recommande d’éviter les concentrations d’animaux, sources de maladies infectieuses, avec des risques de transmission à l’homme. Le promoteur du projet annonce sereinement des risques acceptables de cancer pour la population locale. Il n’y a pas de bilan énergétique et carbone complet et total, qui mettrait en évidence les contradictions d’un tel projet. Voilà des vaches qui ne verraient pas le soleil, ni l’herbe verte des prairies, enfermées en continu dans un bâtiment aseptisé et climatisé, nourries au maïs ensilage, aux fourrages déshydratés et autre soja génétiquement modifié. Il prétend pouvoir produire avec un coût de production de 270 € par tonne de lait, ce qui met hors compétitivité tout autre producteur. Le lait devient le sous produit de l’énergie. Qu’en est il de la terre pour nourrir, des prix rémunérateurs, de l’avenir des filières et des emplois induits, des emplois paysans, de l’environnement, des produits de qualité, de la vie des paysages et des territoires, de la santé publique, de l’agroécologie.

Les finances : Totale inconnu sur le financement du projet. Quelles subventions directes et indirectes ? Le rachat des énergies dites renouvelables à prix fort par EDF est une forme de subvention indirecte.

La réglementation : Aujourd’hui le projet bénéficie d’une autorisation de permis de construire délivré par la préfecture pour 1000 vaches et d’une autorisation d’exploiter pour 500 vaches. En effet le plan d’épandage n’est pas suffisant. Le promoteur met la pression sur le foncier en avançant des sommes pouvant aller jusqu’à 20000 € par ha !!! La dimension industrielle du méthaniseur (13 fois supérieur au méthaniseur moyen agricole) serait interdit en Allemagne et en Espagne car trop près de zones habitées.

La confédération paysanne, soutenue par des associations citoyennes et environnementales, a décidé de donner un coup d’arrêt à ce projet. Des militants de la conf sont intervenus sur le site pour démonter des pièces sur le matériel présent, pour le rendre inopérant. Ces pièces ont été portées sur le stand du ministère de l’agriculture au salon du SPACE à Rennes. Nous avons également occupé le siège social dans l’attente d’un rendez vous auprès des pouvoirs publics. Seule une mise au grand jour, sur la place publique, permettra l’information et la prise de position de l’opinion et des politiques. En effet, le ministre alerté à plusieurs reprises n’a pas été bavard sur ce sujet.

Les positions du ministre sur la PAC , la loi d’avenir, l’agroécologie peuvent être porteuses de quelques espoirs. Mais là il doit se positionner clairement pour ou contre un tel projet et se justifier. S’il est pour, il est clair que son projet de 1000 méthaniseurs en France sera détourné par des financiers comme c’est le cas dans la Somme et que c’est la mort des éleveurs, de l’élevage et des filières. Il se retrouverait là en totale contradiction avec ses positions. S’il s’oppose à un tel projet, qu’il ordonne l’arrêt immédiat des travaux et retire les autorisations. A la confédération paysanne nous avons fait notre choix depuis longtemps de combattre l’industrialisation de l’agriculture et de promouvoir l’agriculture paysanne comme réponse aux défis dont doit faire face notre agriculture.

Pierre Messager

Portfolio

Occupation du siège social Interpellation du Ministère de l'agriculture au SPACE

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